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A Bukavu aussi, la presse manifeste ! |
Jeudi 08 octobre 2009. Les professionnels de la presse ont remis un mémorandum au président de l’assemblée provinciale à la fin d’une marche pacifique. Avec calicots et banderoles, tout organe confondu, ils ont exprimé leur mécontentement et ras le bol devant l’insécurité, les menaces et tracasseries, les arrestations arbitraires dont ils sont régulièrement victimes, jusqu’à être victimes d’assassinat, toujours non élucidés.
La manifestation est partie de l’esplanade de l’hôtel de poste avec comme point de chute le bureau de l’assemblée provinciale à la Botte. Sur les affiches, l’on pouvait lire : « Museler la presse, c’est fragiliser la démocratisation en R.D.Congo » ou bien « A quand la dépénalisation de délits de presse »
Kizito Mushizi, président de l’UNPC Sud-Kivu, a remis à M. Emile Baleke, président de l’assemblée provinciale, le document élaboré par le comité directeur de l’UNPC - Union Nationale de la Presse Congolaise.
Il est demandé à l’autorité législative qu’il interpelle le gouvernement provincial afin qu’il prenne ses responsabilités vis-à-vis de la liberté d’expression, garantie par la constitution et de la sécurité de professionnels des medias.
Le président de l’Assemblée provinciale a promis d’aviser le gouvernement provincial de cette situation…
Parmi les manifestants, figuraient également les étudiants en science de la communication du CUP - Centre Universitaire de Paix, pour qui s’attaquer à la presse, c’est compromettre leur avenir professionnel. La marche a été l’expression de la cohésion entre professionnels de la presse, qui a rassemblé près de 200 personnes. |
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Pour rappel, la Constitution prévoit en ses articles : 17, sur la liberté individuelle : Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit. Nul ne peut être poursuivi pour une action ou une omission qui ne constitue pas une infraction au moment où elle est commise et au moment des poursuites. 23, sur la liberté d’expression Ce droit implique la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs 24, sur l’information La liberté de presse, la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication sont garanties sous réserve du respect de l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits d’autrui. La loi fixe les modalités d’exercice de ces libertés. Les médias audiovisuels et écrits d’État sont des services publics dont l’accès est garanti de manière équitable à tous les courants politiques et sociaux. Le statut des médias d’État est établi par la loi qui garantit l’objectivité, l’impartialité et le pluralisme d’opinions dans le traitement et la diffusion de l’information. Sur l'organe de régulation, chapitre 2, article 212, il est prévu que le conseil supérieur de l’audiovisuel a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi. Il veille au respect de la déontologie en matière d’information et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication. |
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